Contexte

Les douleurs engendrées par les soins, ou douleurs induites, sont le plus souvent sous-évaluées. Elles sont également source de malaise, de stress et de frustration chez les soignants et influencent l’exécution du geste potentiellement douloureux. Ces douleurs ont un impact important durant l’hospitalisation du patient, mais également plus tard. Par ailleurs, l’état d’agitation et de confusion fréquemment présent chez les patients en soins intensifs est souvent dû à une douleur mal contrôlée. Ces états d’agitation, avec par exemple extubation accidentelle, arrachage inopiné de cathéter et de sonde, voire traumatisme par chute du lit, sont également la source d’une surcharge de travail et de stress pour le personnel soignant.

 

Projet

Ce projet repose sur la mobilisation et la formation durant une année d’une équipe de « référents douleur » au sein du Service des soins intensifs, pour aider les soignants à mieux prévenir et traiter plus efficacement les douleurs de leurs patients.
Il consiste à former l’équipe médico-soignante à l’évaluation et à la documentation précise et systématique de la douleur, enseigner les techniques de prévention des douleurs induites par les soins selon une double approche pharmacologique et non-pharmacologique (hypnose conversationnelle, massages thérapeutiques, MEOPA) et enfin, accompagner l’équipe médico-soignante dans la mise en oeuvre d’un processus d’ « alarme douleur » visant à répondre systématiquement et rapidement aux douleurs réfractaires.

 

Chefs de projet 

Professeur Jérôme Pugin, Médecin-chef de service, Service des soins intensifs, Département d’anesthésiologie, pharmacologie et soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève.
Madame Valérie Nocquet Boyer, Quality officer, Département d’anesthésiologie, pharmacologie et soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève

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