Contexte

La santé sexuelle est un état de bien-être physique et psychique fondamental pour chaque individu. Face à un cancer et aux traitements qui lui sont associés, la sexualité des personnes change, pouvant impacter lourdement la qualité de vie, la résilience et la détresse des patients. Dans la relation soignant/patient, parler de sexualité est tabou. On ne sait généralement pas si les patients ont une sexualité épanouie les aidant à faire face à leur maladie ou au contraire s’ils ont fait abstraction de toute sexualité, mettant entre parenthèses leur besoin de rapprochement, d’intimité, d’attention et de plaisir. Cette absence de dialogue ne favorise pas le soutien que les soignants voudraient apporter aux patients.

 

Projet

Le projet présenté par deux équipes spécialisées, l’une dans le domaine de la sexualité et l’autre du cancer, propose de lever ces tabous en mettant en lumière les attentes des patients ainsi que les difficultés rencontrées par le personnel soignant pour aborder cette problématique. Durant une année, un psycho-sexologue aborde 50 patients et leurs proches pour connaître leurs positions, leurs attentes et évaluer leur demande. En parallèle, 50 soignants du Centre d’oncologie des HUG sont abordés pour connaître également leurs positions et évaluer leurs demandes de formation. Sur la base de ces évaluations, une formation adaptée pour le personnel soignant est mise en place.

 

Chefs de projet

Docteure Marie-Laure Amram, Médecin associée, Service d'oncologie, Département d’oncologie, Hôpitaux Universitaires de Genève
Docteur Francesco Bianchi-Demicheli, Médecin adjoint agrégé, Service d’obstétrique, Département de gynécologie et d’obstétrique, Hôpitaux Universitaires de Genève