Contexte

Les effets indésirables graves (EIG) liés aux interactions médicamenteuses constituent une cause importante d'hospitalisation ou de morbidité durant le séjour hospitalier. En Suisse, on estime à 11% les cas d'hospitalisation liés aux EIG. La moitié pourrait être évitée. Malheureusement, seulement 5 à 10% des EIG sont rapportés spontanément à la pharmacovigilance.

 

Projet

Ce projet consiste à analyser rétrospectivement des consultations de pharmacologie clinique pour EIG entre 2012 et 2016, ainsi que des informations issues de plus de 1500 dossiers patients intégrés (DPI) afin de détecter et cartographier les EIG les plus fréquents aux HUG et ainsi, d’améliorer la sécurité médicamenteuse. L'indicateur du nombre d'EIG détectés automatiquement et ceux rapportés à swiss médic sera mesuré. Une évaluation de la performance de l'outil Pedamines sera effectuée. 

 

Où en sommes-nous?

Février 2018: Après une année, le projet a reçu le consentement de la Commission d'éthique cantonale et plus de 600 dossiers sont en cours d'analyse pour répertorier et comprendre les effets indésirables graves. 

Avril 2019 : La détection automatique des effets indésirables potentiels n’est pas encore effective mais en bonne voie. Le travail d’identification de mots clés et d’indicateurs d’alertes a été fait, permettant de nourrir le système informatique. Ainsi, les lettres de sorties seront systématiquement analysées par le système favorisant une prescription sécurisée. La Fondation a pu contribuer au démarrage de ce projet qui est désormais repris par la Direction des systèmes informatiques et la Direction médicale et qualité des HUG.

 

Cheffes de projet

Docteure Caroline Samer, Médecin adjointe agrégée, Service de pharmacologie et toxicologie cliniques, Département d'anesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève.

Docteure Kuntheavy Ing Lorenzini, Cheffe pharmacienne, Service de pharmacologie clinique, Département d’anaesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève.

 

Pour aller plus loin

Pulsations, janvier-mars 2019