Contexte

La maladie thromboembolique veineuse se caractérise par un caillot sanguin qui altère la circulation sanguine. On connaît en particulier deux formes de cette maladie : la phlébite, qui touche les membres inférieurs, et l'embolie pulmonaire.
100 à 150 patients par année aux HUG, soit 2% des hospitalisations non chirurgicales, sont concernés. Une partie de ces événements peut être évitée par une prescription d'anticoagulants à dose prophylactique, si cette dernière est adéquate.
Or, il est démontré qu’en Suisse, l'utilisation de la thromboprophylaxie reste inadéquate chez une proportion importante de patients, tant par l'omission du traitement chez des patients à haut risque, que par la prescription non indiquée chez des patients à bas risque.

 

Projet

Le projet propose de remédier à ce problème de sécurité médicamenteuse par l'implémentation dans le dossier informatisé du patient d'un nouveau score de prédiction du risque. Il consiste par ailleurs à informer les équipes et à développer un indicateur de qualité mesurant l'adéquation de l'utilisation de la thromboprophylaxie puis à instaurer une intervention multimodale avec évaluation de son efficacité sur les risques d'événements thromboliques et hémorragiques.

 

Chef de projet

Docteur Marc Blondon, Médecin interne, Service d’angiologie et d’hémostase, Département des spécialités de médecine, Hôpitaux Universitaires de Genève