Contexte

La transplantation d’organes est un progrès majeur de la médecine et permet de sauver des vies. Toutefois, les organes transplantables sont en nombre largement insuffisant par rapport aux besoins et des patients décèdent en attente de greffe. Il en découle une nécessité de définir d’autres situations permettant le prélèvement d’organes. C’est ainsi qu’est né le concept de don à cœur arrêté (DCA), plus spécifiquement Maastricht I, II et III.

Maastricht III s’applique dans le cas où, suite à une décision de retrait thérapeutique aux soins intensifs, les mesures de réanimation, qui maintenaient le patient en vie, sont retirées. Un arrêt cardiaque s’ensuit. Dans Maastricht III, la décision d’arrêt thérapeutique menant au décès se superpose avec la décision de prélèvement d’organes.

 

Projet

Le projet consiste à mettre en place, au service des soins intensifs, le programme « Donneurs à coêur arrêté Maastricht III » pour permettre d'augmenter le nombre de donneurs aux HUG. Les projections faites, sur la base des patients décédés dans le Service ces dernières années, indiquent que le nombre de donneurs aux soins intensifs pourrait ainsi augmenter de 50 à 100% , ce qui représenterait, au total, une vingtaine de donneurs par année. Le don d’organe à cœur arrêté est difficile sur le plan psychologique et peut entraîner, pour le personnel soignant, un conflit de devoir entre celui dû au mourant que l'on a en charge et celui qu'on imagine devoir au patient en attente d'organe. On prévoit donc, parmi les mesures à prendre, le financement pendant 3 ans d'un poste d'infirmier coordinateur afin de limiter le stress psychologique engendré par le programme auprès du personnel et des familles.

 

Chef de projet

Docteur Yvan Gasche, Médecin adjoint agrégé, Service des soins intensifs, Département d'anesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux universitaires de Genève