Contexte

Plus de 340'000 somaliens ont fui la guerre civile et se sont réfugiés dans le Nord-Est du Kenya, dans le camp de Dabaad. Des millions d’autres migrants ont quitté leurs villes pour se réfugier dans d’autres régions de Somalie. Tous vivent dans des conditions très précaires où l’accès à l’éducation secondaire est limité, voire quasi-inexistant. Après 25 ans de guerre civile, la Somalie a désormais un gouvernement plus stable permettant d’envisager une reconstruction progressive du pays. Le gouvernement kenyan a décidé d’accélérer la fermeture du camp de Dabaad et le rapatriement des réfugiés en Somalie. Une des pistes humanitaires efficace, pour permettre à des réfugiés de retourner dans leur pays et de participer à sa reconstruction, est de leur donner une formation reconnue débouchant sur un emploi ou vers une formation supérieure.

 

Projet

Ce projet propose à des jeunes réfugiés et des déplacés internes somaliens ayant terminé leurs études secondaires, un curriculum de formation théorique de base dans le domaine de la santé, en complément à une formation pratique organisée localement. Cette formation mène à un certificat reconnu par de futurs employeurs et leur permet d'exercer comme aide-soignant, aide-pharmacien ou aide-laborantin. Son accréditation sera donnée par l’Université de Genève puis par l’Université de Somalie. Le projet est piloté par le Centre inter-facultaire de l’Université de Genève (InZone), en partenariat avec l’UNHCR, le Ministère de santé de Somalie, l’Université de Somalie et le bureau régional de l’OMS. 

 

Où en sommes-nous?

Août 2019: Suite à la mise en place de ce programme, 27 étudiants somaliens réfugiés au camp de Dadaab ont pu démarrer le cursus de formation des sciences médicales de base. 18 d'entre eux ont terminé les cours et 14 ont réussi l'examen validé par l'Université de Genève.
Les étudiants lauréats ont pu progresser dans leurs activités professionelles dans les hôpitaux du camp. Certains d'endre eux ont pu retourner dans leur pays d'originie et retrouver un emploi.
Fin 2018, pour des raisons sécuritaires, l'activité dans le camp de Dadaab a été suspendue. Ces activités ont été reprises dans le camp de Kakuma.

 

Cheffe de projet

Professeure Barbara Moser-Mercer, Professeure honoraire, Département d’interprétation, Université de Genève.
Professeur Antoine Geissbuhler, Médecin chef de service , Service Cybersanté et télémédecine, Département d'imagerie et des sciences de l'information, Hôpitaux Universitaires de Genève.

 

En partenariat avec 

                                 

Galerie Photo