Santé psychique des migrants : une meilleure prise en charge

Mettre en place un programme de dépistage et de suivi systématique des migrants présentant des troubles post-traumatiques et prenant des psychotropes, afin d’améliorer leur santé et leur intégration
Catégorie
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Humanitaire
Statut
Terminé

Contexte

Aux HUG, le Programme santé migrants est en charge de la santé des réfugiés. Contrairement aux séquelles physiques, les conséquences psychiques des traumatismes vécus par ces personnes sont moins visibles et souvent diagnostiquées tardivement. Or, 86 % d’entre elles souffrent de troubles de stress post-trautiques (troubles du sommeil, réminiscences traumatiques et autres symptômes). Elles ont par ailleurs fréquemment recours à des substances psychoactives en auto-médication, ce qui peut entraîner des troubles du comportement, des syndromes de dépendance et de sevrage ainsi que d’autres problèmes de santé. Cette problématique n’est pas toujours comprise par l’entourage, les travailleurs sociaux et même les soignants. Elle peut avoir un effet néfaste sur l’intégration sociale des réfugiés.

 

Projet

Ce projet consiste à repérer et identifier les problèmes de désordres post-traumatiques et d’abus de substances le plus tôt possible chez les migrants pris en charge aux HUG, en mettant en place un programme d’identification mieux adapté, avec un diagnostic psychiatrique précoce et un suivi systématique pour accompagner l’intégration de ces personnes. Il implique pour les soignants d’appréhender la diversité des cultures mais aussi des contextes géopolitiques des pays d’origine des patients.

 

OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Juin 2026 : Le projet est terminé pour la Fondation. Il a permis d'offrir des prestations de thérapie psychocorporelle à des patients et patientes réfugiées souffrant de trouble de stress post-traumatique au sein de l'unité Santé et réfugiés des HUG. Il a également permis d’intégrer directement une prise en charge de leur santé mentale au sein de l’unité. Il en résulte une grande satisfaction des patients et patientes, ainsi que des interactions mutuellement enrichissantes entre professionnels de la santé mentale et professionnels de la médecine de premier recours, favorisant la déstigmatisation des soins psychiatriques.

 

Cheffe de projet

Docteure Sophie Durieux, Médecin adjointe, Service de médecine de premier recours, Département de médecine de premier recours, Hôpitaux Universitaires de Genève