Contexte

Aujourd’hui, les grands programmes humanitaires et d’aide au développement médical, qui peinent à coordonner leurs activités sur le terrain, investissent dans les technologies de l’information et de la communication. Face au manque de professionnels de la santé formés et actifs sur le terrain, même l’Organisation Mondiale de la Santé mise sur les outils de la télémédecine et de la formation à distance. Dans les régions les plus isolées du globe, il s’agit de pallier l’éloignement en organisant un déploiement d’outils de télémédecine. Celui-ci permet notamment d’établir un lien entre les professionnels de la santé « coupés du monde » et ceux basés dans des centres urbains. Ainsi, solliciter l’avis d’un cardiologue expert situé à plusieurs centaines de kilomètres pourra éviter au patient de faire le trajet pour obtenir le diagnostic. Dans ces régions, la télémédecine consiste à utiliser des outils informatiques simples et résistants, adaptés aux conditions locales, pour faciliter la communication, la collaboration et l’apprentissage à distance. Suivre des cours de formation continue, demander des conseils à distance pour interpréter une radiographie, un tracé d’électrocardiogramme, une photo de lésion cutanée, obtenir un avis pour la prise en charge d’un cas difficile permet d’améliorer l’efficacité, et, par là-même, la qualité des soins aux patients.

 

Projet

Plusieurs projets co-financés par différents partenaires de la fondation vont dans ce sens. Il est essentiel de soutenir les échanges à distance par un réseau humain de professionnels bien formés qui se connaissent, se rencontrent et partagent leurs expériences et leurs savoirs.
Ainsi, le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine, le RAFT, est devenu le plus grand réseau de télémédecine du continent. Aujourd’hui, plus d’un millier de professionnels participent au RAFT dans une vingtaine de pays d’Afrique.
C’est également l’idée pour trois hôpitaux de districts de l’Altiplano bolivien, reliés directement à l’hôpital régional de Copacabana, Bolivie et aux spécialistes de l’hôpital national de La Paz. Y sont également organisées des téléconsultations avec des experts pour la prise en charge de cas difficiles, la formation à l’utilisation d’appareils, etc. Enfin, le réseau de télémédecine doit également se développer au Népal, avec un programme de formation et de support, ainsi que les équipements et les connexions nécessaires sur plusieurs sites isolés.
 

Chef de projet

Professeur Antoine Geissbuhler, Médecin chef de service, Département d'imagerie et des sciences de l'information médicale, Service de cybersanté et télémédecine, Hôpitaux universitaires de Genève

 

 

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