Contexte

Les études menées jusqu’ici ont montré la difficulté d'identifier les cas à risque élevé de la maladie d’Alzheimer. Un diagnostic précoce de la maladie et une prise en charge spécifique pour retarder son évolution sont des objectifs majeurs de santé publique dans le monde entier. On sait aujourd’hui que les interventions thérapeutiques peuvent s’avérer plus efficaces si elle sont appliquées en phase pré-clinique, soit pour contre-balancer les effets délétères des dépôts d’amyloïde et de la neurodégénérescence qui précède le déclin cognitif manifeste, soit pour favoriser une compensation fonctionnelle. Cependant, l'identification des progresseurs parmi les cas d’Alzheimer pré-cliniques implique des investigations invasives et difficiles à effectuer dans des conditions cliniques de routine (tomographie par émission de positions, ou ponction lombaire par ex).

 

Projet

Le projet propose d’identifier des biomarqueurs de vulnérabilité chez les personnes âgées dans le cadre du suivi d’une cohorte genevoise hétérogène, comprenant des personnes cognitivement intactes, des sujets avec déclin cognitif très débutant et des individus avec déficits cognitifs légers (MCI). Contrairement aux méthodes évoquées ci-dessus, l'électroencéphalographie est une approche non invasive et peu coûteuse, de plus en plus souvent utilisée dans la caractérisation de déficits cognitifs et de maladie d’Alzheimer, car elle permet d’examiner avec une résolution temporelle maximale des fonctions cérébrales multicellulaires susceptibles d'être affectées dans les processus neuro-dégénératifs.

 

Chefs de projet

Professeur Panteleimon Giannakopoulos, Médecin-chef de service, Service des mesures institutionnelles, Direction médicale et qualité, Hôpitaux Universitaires de Genève
Madame Cristelle Rodriguez, Service des mesures institutionnelles, Direction médicale et qualité, Hôpitaux Universitaires de Genève

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