Alarme douleur

L’innovation importante du projet AMI réside dans la création d’une alarme douleur. Elle a été mise en place dans le Service des soins intensifs en avril 2017. Cette alarme fonctionne sur un Smartphone 24h/24 et 7j/7. 20 infirmiers et 2 médecins ont été formés spécifiquement pour y répondre et intervenir immédiatement.

Formation des soignants

Entre avril 2017 et janvier 2018, 70% du personnel médico-soignant des soins intensifs adultes, soit 177 collaborateurs, ont été formés à l’évaluation, au traitement et à la documentation précise et systématique de la douleur. Ils se sont également familiarisés avec de nouvelles approches thérapeutiques, utilisées en complément des méthodes pharmacologiques traditionnelles : communication thérapeutique, techniques de « toucher – massage » et utilisation du MEOPA, un mélange gazeux qui, une fois inhalé, permet de diminuer la douleur provoquée par des soins et examens invasifs.

Sensibilisation des familles

Enfin, le dernier volet de ce projet consiste à mieux sensibiliser les familles à la prise en charge de la douleur de leurs proches. Leur collaboration est essentielle, afin d’améliorer le recueil de données : médicaments antalgiques pris à domicile, typologie des douleurs chroniques, etc., ou pour rassurer le patient par leur présence lors d’un soin. Dans cette optique, des dépliants d’information et un film sont distribués et diffusés en salle d’attente des familles.

Des résultats positifs

Le projet AMI a très vite montré des résultats positifs. Le temps moyen pour soulager une douleur a ainsi baissé de manière significative. Il s’écoule désormais 2h, contre 3h auparavant, entre le moment où le patient déclare avoir mal et le moment où la douleur est considérée comme modérée ou absente.

Les soignants ont également constaté que les patients souffrent moins : le pourcentage d’évaluations positives à la douleur, qui se situait entre 15% et 22% avant le projet, se situe aujourd’hui entre 11.5% et 18%.

Enfin, les familles expriment un degré de satisfaction beaucoup plus élevé. Avant la mise en place de ce projet, 17% des personnes interrogées se disaient « pas du tout satisfaites » de la prise en charge de la douleur de leurs proches. Aujourd’hui, seules 4% des familles se disent peu satisfaites et plus aucune « pas du tout satisfaites ».