Contexte

Le cancer du col de l’utérus, responsable de plus de 300’000 décès annuels, à l’échelle mondiale, peut être évité par un dépistage et un traitement précoces. Plus de 98 % des décès surviendront dans les pays à faibles ressources économiques, parmi lesquels 90 % en Afrique subsaharienne. Les infections à papillomavirus humain (HPV), transmises en grande partie sexuellement, sont une cause majeure du développement de ce cancer. L’absence d’un dépistage systématique, avec prise en charge appropriée des cas détectés, explique la forte mortalité dans les pays à faibles ressources où la vaccination préventive est encore inaccessible. L’OMS a déclaré le cancer du col utérin comme une priorité de son Plan d’action contre les maladies non transmissibles.

 

Projet

Les résultats ont confirmé une haute prévalence des lésions précancéreuses et cancéreuses du col dans le collectif de femmes examinées. Cette première campagne de dépistage a également révélé que le Cameroun manquait d’infrastructures et de pathologistes pour la cytologie. Pendant les huit années qui ont suivi, le programme a évolué avec la formation du personnel de santé local ainsi que l’optimisation du dépistage, du traitement et du suivi des patientes. Sa reconduction pour ces cinq prochaines années permet sa pérennisation à long terme de manière adaptée aux conditions économiques locales.

 

Chef de projet

Professeur Patrick Petignat, Médecin chef de service, Chef de département,  Département de gynécologie et d'obstétrique, HUG

 

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