Contexte

Le diabète de type 2, ou diabète non insulino-dépendant, est caractérisé par un taux de glucose dans le sang régulièrement élevé. Ce dysfonctionnement métabolique est lié à l'incapacité du pancréas de produire suffisamment d'insuline pour que celui-ci transforme le sucre en énergie. Ce type de diabète apparaît de plus en plus souvent chez des patients jeunes mais souffrant d'obésité.

 

Projet

Le projet consiste à s’appuyer sur une découverte essentielle faite chez la souris par le laboratoire du professeur Pedro Herrera: la capacité des cellules Alpha du pancréas à se transformer en cellules Beta et donc à produire de l'insuline en quantité suffisante. Les résultats préliminaires obtenus chez l'homme sont prometteurs. Il s'agit donc de poursuivre les investigations à plus grande échelle chez des patients présentant un diabète de type 2, en collaboration avec l’un des plus grands centres européens de transplantations d'îlots de Langerhans.

 

Où en sommes-nous?

Février 2019: Ce projet est arrivé au terme de son financement par la Fondation, couronné de succès par la publication dans la prestigieuse revue scientifique Nature. Les manuels de biologie nous apprennent que les cellules, une fois différenciées, restent figées dans l’identité qu’elles ont acquise. En incitant des cellules pancréatiques humaines non productrices d’insuline à modifier leur fonction pour fabriquer cette hormone de manière durable, des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) démontrent pour la première fois que la capacité d’adaptation de nos cellules est bien plus grande qu’on ne le pensait. De plus, cette plasticité ne serait pas une exclusivité des cellules du pancréas humain. Cependant, de nombreux obstacles restent encore à surmonter pour proposer un traitement issu de ces travaux.

 

ChefS de projet

Professeur Pedro Herrera, Département de médecine génétique et développement, Faculté de médecine, Université de Genève

Professeur Thierry Berney, Médecin chef de service, Service de transplantation, Département de chirurgie, Hôpitaux universitaires de Genève

Pour aller plus loin

Les cellules humaines peuvent aussi changer de métier

Nature