Contexte

Les dysménorrhées sont un problème fréquent chez les adolescentes et les jeunes adultes. Elles touchent jusqu’à 15% d’entre elles. Les oestro-progestatifs peuvent être un traitement idéal pour ces jeunes femmes qui présentent des dysménorrhées. Ils bloquent également l’ovulation et sont donc utilisés comme contraceptifs. Cependant, une densité minérale osseuse réduite par l’influence de la contraception hormonale peut avoir des conséquences importantes à long terme. Puisque la masse minérale et l'architecture osseuses s'acquièrent pendant l'enfance et l'adolescence jusqu’à atteindre un pic en fin de puberté, la population adolescente est éminemment concernée. À long terme, une diminution de la densité minérale osseuse conduit à l'ostéoporose et aux fractures qui lui sont associées : un problème majeur de santé publique.

 

Projet

Ce projet de recherche propose d'étudier la sécurité de prescrire une pilule de contraception oestroprogestative (COP) à des patientes jeunes entre 18 et 25 ans souffrant de dysménorrhées. Il vise notamment à mieux connaître le rôle que joue cette pilule dans la croissance et l’acquisition de la densité minérale osseuse et l’impact qu’elle pourra avoir sur le pic de masse osseuse.

 

Chef de projet

Docteur Nicola Pluchino, Médecin adjoint agrégé responsable d'unité, Service de gynécologie, Département de la femme, de l'enfant et de l'adolescent, Hôpitaux Universitaires de Genève & Chargé de cours, Département de Pédiatrie, Gynécologie et Obstétrique, Faculté de Médecine de l’Université de Genève