Contexte

Aux HUG, le Programme santé migrants est en charge de la santé des réfugiés. Contrairement aux séquelles physiques, les conséquences psychiques des traumatismes vécus par ces personnes sont moins visibles et souvent diagnostiquées tardivement. Or, 86 % d’entre elles souffrent de troubles de stress post-trautiques (troubles du sommeil, réminiscences traumatiques et autres symptômes). Elles ont par ailleurs fréquemment recours à des substances psychoactives en auto-médication, ce qui peut entraîner des troubles du comportement, des syndromes de dépendance et de sevrage ainsi que d’autres problèmes de santé. Cette problématique n’est pas toujours comprise par l’entourage, les travailleurs sociaux et même les soignants. Elle peut avoir un effet néfaste sur l’intégration sociale des réfugiés.

 

Projet

Ce projet consiste à repérer et identifier les problèmes de désordres post-traumatiques et d’abus de substances le plus tôt possible chez les migrants pris en charge aux HUG, en mettant en place un programme d’identification mieux adapté, avec un diagnostic psychiatrique précoce et un suivi systématique pour accompagner l’intégration de ces personnes. Il implique pour les soignants d’appréhender la diversité des cultures mais aussi des contextes géopolitiques des pays d’origine des patients.

 

Cheffe de projet

Docteure Sophie Durieux, Médecin adjointe, Service de médecine de premier recours, Département de médecine de premier recours, Hôpitaux Universitaires de Genève