Contexte

Un patient sur trois en soins intensifs souffre d’insuffisance rénale majeure, impliquant une augmentation importante du risque de mortalité. A long terme, 20% de ces patients développeront une maladie rénale chronique qui impacte fortement leur quotidien.
Le lien entre l’état d’insuffisance rénale majeure et le développement d’une maladie rénale chronique est aujourd’hui un important sujet de recherche.

 

Projet

Ce projet consiste à développer un programme de recherche translationnelle sur deux années, visant à identifier, au niveau cellulaires, les facteurs de risque de développer une maladie rénale chronique.

 

Où en sommes-nous?

Juillet 2021 : L’insuffisance rénale aiguë est fréquente aux soins intensifs. Une nouvelle technique d’isolation des cellules tubulaires rénales a été développée. La quasi-totalité des patients nécessaires à cette étude a pu être incluse et un suivi de ces patients est réalisé chaque année. Il a été mis en évidence une altération du métabolisme rénal touchant la néoglucogénèse et démontré que celle-ci influençait la mortalité des patients en insuffisance rénale aigue.
Grâce à ce projet, une nouvelle technique d’analyse non invasive a été mise sur pied, permettant de mesurer dans les urines la sévérité de l’insuffisance rénale aigüe. Cette technique fera l’objet prochainement d’une parution dans un journal scientifique à politique éditoriale.
Plus de 119 patients ont été impliqués dans ce projet, donc plus que ce qui était prévu, permettant l’isolation de cellules tubulairs du rein à partir d’urine beaucoup plus efficae.

Ce projet a reçu le Prix Gilles Mentha et le Prix de la Recherche clinique.

Le Docteur David Legouis a également reçu le Prix Pfizer de la Recherche 2022 pour ce projet.

 

Chefs de projet

Professeure Sophie De Seigneux, Professeure assistante, Département des spécialités de médecine, Faculté de médecine de l'Université de Genève
Docteur David Legouis, Médecin chef de clinique, Service des soins intensifs, Département d'anesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux universitaires de Genève