contexte
En Suisse, les droits de l’enfant en matière de santé sont reconnus par un cadre légal solide, mais leur application reste encore inégale sur le terrain. Des obstacles persistants limitent l’accès aux soins, notamment pour les enfants issus de milieux précaires ou de familles migrantes. Ces inégalités se traduisent par des retards de prise en charge, des renoncements aux soins et des risques accrus pour la santé des enfants. La santé mentale des jeunes constitue aujourd’hui un enjeu majeur, avec une augmentation des troubles et un accès insuffisant aux services spécialisés. Par ailleurs, de nombreux enfants exposés à la violence ne sont pas identifiés ni accompagnés à temps.
Les maladies rares illustrent également les limites du système, avec des délais de diagnostic longs et des parcours de soins complexes.
Ces défis révèlent un décalage important entre les droits reconnus et leur mise en œuvre concrète. Le manque de formation, de coordination et d’outils adaptés freine l’action des professionnels.
Projet
Dans ce contexte, une approche globale, centrée sur l’enfant et ses besoins, apparaît essentielle. C’est pour répondre à ces enjeux que ce projet propose de renforcer les pratiques et de rendre effectifs les droits de chaque enfant. À travers des actions de formation, de sensibilisation et de collaboration entre professionnels, institutions et proches, il ambitionne de renforcer les compétences, de mieux coordonner les acteurs et de replacer l’enfant au cœur des décisions qui le concernent. En mobilisant les savoirs et les expériences, ce projet entend bâtir un système plus juste, plus humain et réellement adapté aux besoins de chaque enfant, pour qu’aucun ne soit laissé de côté.
Cheffe de projet
Madame Sophie Inglin, Cheffe de projet, Service de chirurgie de l’enfant et de l’adolescent, Département de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, Hôpitaux Universitaires de Genève
