La malaria, observée de près

Comprendre comment le parasite responsable de la malaria parvient à pénétrer dans les cellules humaines et à se disséminer
Catégorie
Recherche

Contexte

Comment éviter le décès de plus de 400’000 personnes dans le monde chaque année ? Les travaux de recherche sur les plasmodiums, les parasites responsables de la malaria, présentent des avancées significatives. En particulier, la structure conoïde de leur tête, en forme d'anneau faite de tubuline, est considérée par les scientifiques comme une structure énigmatique essentielle pour la motilité et la pénétration de ces parasites dans les cellules humaines. 

 

Projet 

Le but de ce projet est d'étudier la structure fonctionnelle et moléculaire très particulière des plasmodiums et de comprendre comment il en résulte un mécanisme d'invasion. Une fois ciblée, cette structure unique pourra ouvrir la voie à une intervention thérapeutique promettant enfin à des populations entières dans le monde de ne plus souffrir de ces parasites mortels. Les recherches seront menées grâce à la cryo-microscopie électronique, qui permet aux chercheurs de voir avec précision ce qui est invisible pour les yeux, en agrandissant la tête du parasite un million de fois. 

 

Où en sommes-nous ?

Septembre 2026 : Au cours de l'année écoulée, l’équipe de recherche a poursuivi ses travaux visant à mieux comprendre la structure, l’organisation et le rôle d’un ensemble de protéines appelé complexe conoïde, présent chez le parasite Plasmodium, responsable du paludisme.
En s’appuyant sur la cartographie moléculaire établie lors de la première phase du projet, les chercheurs ont concentré leurs efforts sur trois questions principales : comment les différentes protéines contribuent à la structure et au fonctionnement du complexe conoïde, comment elles sont organisées aux différents stades du développement du parasite, et comment ce complexe se forme lors de la multiplication du parasite.
Une avancée importante du projet a permise grâce à l’utilisation de techniques d’imagerie de très haute résolution, appelées microscopie à expansion, qui permettent d’observer avec une grande précision des structures extrêmement petites en les agrandissant physiquement avant leur analyse. Grâce à ces outils, l’équipe a pu passer progressivement de l’observation de la localisation de certaines protéines à une cartographie plus systématique et quantitative de l’organisation moléculaire du complexe conoïde, améliorant ainsi la compréhension de son rôle dans le cycle de vie du parasite.

 

Chefs de Projet 

Professeur Mathieu Brochet, Professeur associé, Département de microbiologie et médecine moléculaire, Faculté de médecine, Université de Genève

Professeur Paul Guichard, Professeur associé, Département de biologie moléculaire et cellulaire, Faculté de médecine, Université de Genève

Docteure Virginie Hamel, Chargée de cours, Département de biologie moléculaire et cellulaire, Faculté de médecine, Université de Genève