contexte

Après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ou un traumatisme crânien, la perturbation de l’irrigation d’une partie du cerveau peut causer une aphasie : la personne a du mal à produire du langage, à articuler, ne peut plus se souvenir d’un mot, etc. En Suisse, on recense plus de 5’000 nouveaux cas chaque année de patients touchés par une aphasie dans ces conditions. La prise en charge de ces personnes est cruciale.

 

projet

Ce projet consiste à étudier la neurophysiologie de la parole grâce à des enregistrements intracrâniens de longue durée dans différentes zones du cerveau. (On met ici à profit un dispositif déjà en cours, où des électrodes sont implantées sur le crâne des patients afin de détecter des foyers épileptiques). Pendant plusieurs jours d’affilée, un maximum de signaux électriques émanant des cellules neurologiques responsables du langage peuvent ainsi être enregistrés. Les données obtenues sont ensuite exploitées pour décoder les bases de la parole, grâce à l’intelligence artificielle, aux algorithmes et aux prouesses de l’informatique scientifique. Une fois le décodage obtenu, les chercheurs font des tests sur des lésions cérébrales virtuelles. 
Grâce une interface cerveau-ordinateur, ils s’efforcent de saisir le signal opérationnel pour la parole. 

 

chefs de projet

Docteur Pierre Megevand, Médecin adjoint agrégé, Service de neurologie, Département des neurosciences cliniques, Hôpitaux universitaires de Genève & Professeur assistant, Département des neurosciences cliniques (OTONO), Faculté de Médecine, Université de Genève

Monsieur Timothée Proix, Collaborateur scientifique I et II, Département de Neurosciences Fondamentales (NEUFO), Faculté de Médecine, Université de Genève