Une piste thérapeutique prometteuse pour la sclérose en plaques

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En Suisse, la sclérose en plaques touche 1 personne sur 500. Grâce au soutien des donateurs et donatrices de la Fondation, des chercheurs et chercheuses du Département des neurosciences de la Faculté de médecine ont pu identifier une cible thérapeutique prometteuse.

Le projet

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque la myéline, une membrane protectrice des neurones. Bien qu'efficaces, les traitements actuels affaiblissent une partie du système immunitaire, exposant les patients et patientes à des infections graves. Soutenu par la Fondation, le projet de recherche du Professeur Lalive visait à étudier un sous-type de lymphocytes (globules blancs) exprimant le récepteur c-Met, suspecté de jouer un rôle clé dans l’inflammation et la progression de la SEP. Objectif : valider si le blocage spécifique de ces cellules pourrait réduire les effets secondaires sans pour autant affaiblir les défenses immunitaires.

Les résultats

L’équipe de recherche du Département des neurosciences cliniques dirigée par le Professeur Lalive à l'Université de Genève a comparé les globules blancs de patients et patientes récemment diagnostiquées (et non traitées) avec ceux de personnes saines. Cette étude a relevé que celles et ceux atteints de SEP présentent des lymphocytes T exprimant le récepteur c-Met dans leur liquide céphalo-rachidien, absents chez les sujets sains. Ces cellules, bien que minoritaires (5 à 6% des globules blancs), sont plus inflammatoires et traversent plus facilement la barrière protectrice du cerveau. Des tests sur un modèle animal ont confirmé que le fait de bloquer ce récepteur réduit significativement les symptômes.

Publiés dans la revue scientifique de premier plan Annals of Neurology, les résultats de cette recherche suggèrent que le récepteur c-Met est une cible stratégique pour de futurs traitements.

L’impact

Cette découverte ouvre deux perspectives majeures. Au niveau clinique, des traitements ciblant uniquement les lymphocytes porteurs de c-Met pourraient limiter les effets secondaires (infections, fatigue) tout en contrôlant la maladie. Pour la recherche future sur cette pathologie, le récepteur c-Met devient une piste prioritaire pour développer des molécules thérapeutiques. L’équipe du Professeur Lalive travaille d'ailleurs désormais à identifier des inhibiteurs spécifiques.

Ces résultats encourageants soulignent toute l’importance du soutien des donateurs et donatrices de la Fondation à la recherche fondamentale qui permet d’identifier des pistes thérapeutiques innovantes pour améliorer toujours plus la prise en charge des patients et patientes.

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